Facturation électronique 2026 : qui est concerné et quel est le calendrier ? 

2026-05-14

Lecture 13 min

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Bertrand Theaud, founder of Statrys

Written by Bertrand Théaud, Fondateur de Statrys

Je cumule 20 ans d’expérience en Asie en tant qu’avocat d’affaires, investisseur et entrepreneur.

Last reviewed by May 2026.

La facturation électronique n’est plus une option ni une tendance lointaine : elle devient une obligation progressive en France dès le 1ᵉʳ septembre 2026. Entre calendrier officiel, entreprises concernées, plateformes de réception, e-reporting et nouvelles règles fiscales, beaucoup d’entrepreneurs naviguent encore à vue.

Si tu es dirigeant, indépendant, comptable ou même simplement en charge de la facturation dans une PME, une question devient urgente : es-tu prêt pour la réforme de la facturation électronique 2026 ?

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Une réforme qui va changer ta manière de facturer

Imagine : demain, tu ne peux plus envoyer une facture PDF par email à ton client professionnel en France. À la place, tout passe par des plateformes certifiées, avec des données structurées, des échanges automatisés et une transmission directe à l’administration fiscale.

Ce scénario n’est pas futuriste. Il est en train de devenir la norme.

La facturation électronique obligatoire en France fait partie des grandes réformes fiscales visant à :

  • lutter contre la fraude à la TVA
  • automatiser les déclarations fiscales
  • simplifier les échanges entre entreprises
  • moderniser la gestion comptable

Mais derrière cette ambition se cache une réalité plus concrète : une transformation profonde des habitudes de facturation.

Et en 2026, on entre dans la phase décisive.

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Facturation électronique 2026 : de quoi parle-t-on exactement ?

Avant de parler calendrier, clarifions un point essentiel.

La facturation électronique ne signifie pas simplement “envoyer un PDF par mail”.

Une facture électronique conforme devra :

  • être émise dans un format structuré (et non plus libre comme PDF simple)
  • transiter via une Plateforme Agréée (PA, anciennement appelée PDP, plateforme de dématérialisation partenaire) ou une solution compatible 
  • être lisible automatiquement par les systèmes comptables et fiscaux
  • être transmise à l’administration fiscale (e-reporting) dans certains cas

👉 Autrement dit : on passe d’un modèle “manuel” à un système totalement automatisé et encadré.

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Qui est concerné par la facturation électronique ?

C’est LA question que tout le monde se pose.

La réponse est simple… mais progressive.

Toutes les entreprises assujetties à la TVA

La réforme concerne toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA, sans exception de secteur.

Cela inclut :

🔹 Les TPE et PME

Elles représentent la majorité du tissu économique français. Contrairement à une idée reçue, leur taille ne les exclut pas. Elles devront progressivement :

  • recevoir des factures électroniques
  • puis en émettre selon le calendrier officiel

🔹 Les ETI et grandes entreprises

Déjà souvent équipées d’outils numériques avancés, elles sont les premières à basculer dans l’émission obligatoire. Elles jouent aussi un rôle clé dans la transition, car leurs partenaires doivent s’adapter à leur rythme.

🔹 Les indépendants et freelances

Ils sont pleinement intégrés dès lors qu’ils facturent à des entreprises. Même avec une activité individuelle, ils devront utiliser des outils compatibles et respecter les nouveaux formats.

🔹 Les professions libérales

Avocats, consultants, architectes, experts-comptables… toutes les professions libérales assujetties à la TVA sont concernées, notamment dans leurs échanges B2B.

Et les micro-entrepreneurs dans tout ça ?

Le cas des micro-entrepreneurs mérite une attention particulière.

Ils ne sont pas automatiquement exclus, mais leur situation dépend de leur activité.

💡 En clair : même une micro-activité peut être impactée, mais pas toujours de la même manière qu’une société classique.

📌 À retenir
Si ton entreprise est assujettie à la TVA en France, tu es dans le champ de la réforme, quelle que soit ton activité ou ton volume d’affaires.
La vraie question n’est donc pas “suis-je concerné ?”, mais plutôt :
👉 “à quel moment et comment vais-je devoir m’adapter ?”

Les transactions B2B en France

C’est ici que se joue l’essentiel de la réforme de la facturation électronique : les échanges entre entreprises françaises, autrement dit le B2B domestique.

Concrètement, la facturation électronique obligatoire vise avant tout les opérations réalisées :

  • entre deux entreprises établies en France
  • lorsqu’elles sont soumises à la TVA française
  • dans le cadre d’une vente de biens ou de prestations de services

Pourquoi le B2B est au centre du dispositif ?

Le choix de cibler en priorité les transactions B2B n’est pas anodin. C’est dans ces échanges que l’administration fiscale peut :

  • mieux suivre les flux de TVA en temps réel
  • limiter les écarts entre TVA collectée et TVA déclarée
  • automatiser une grande partie des contrôles

👉 En clair, le B2B représente le terrain le plus “structuré” pour digitaliser et sécuriser les données fiscales.

Ce que cela change concrètement pour les entreprises

Dans le cadre de la réforme, une facture B2B ne pourra plus circuler librement par email en format PDF simple.

Elle devra :

  • être émise dans un format électronique structuré
  • transiter via une plateforme agréée
  • être automatiquement transmise au client et à l’administration fiscale

Exemple : imaginons une agence de communication française qui facture une autre entreprise basée à Lyon :

Avant :

  • envoi d’un PDF par e-mail
  • saisie manuelle dans la comptabilité du client

Avec la réforme :

  • émission d’une facture électronique structurée
  • transmission via une plateforme certifiée
  • intégration automatique dans les systèmes comptables et fiscaux

👉 Résultat : moins de manipulation humaine, mais un cadre beaucoup plus normé.

📌 À retenir
La réforme ne concerne pas uniquement les grandes structures. Même :
- une petite agence
- un indépendant en B2B
- une PME locale
sera tenue d’émettre des factures électroniques dès son entrée dans le calendrier obligatoire.

Les cas particuliers (important)

Quand on parle de facturation électronique, beaucoup d’entrepreneurs pensent encore, à tort, que la réforme concerne uniquement les échanges “classiques” entre entreprises françaises (B2B). En réalité, le dispositif est bien plus large et surtout plus subtil.

Certaines opérations ne suivent pas exactement le même schéma que la facturation électronique standard. Elles basculent dans un autre mécanisme complémentaire : le e-reporting. Et c’est précisément là que les erreurs d’anticipation sont les plus fréquentes.

Les ventes aux particuliers (B2C) : le e-reporting obligatoire

Si tu vends à des particuliers, tu pourrais croire que tu es en dehors du champ principal de la réforme. En réalité, tu es concerné… autrement.

📌 Ce qui change concrètement
Dans les ventes B2C :
- tu n’émets pas forcément une facture électronique structurée comme en B2B
- mais tu dois transmettre des données de transaction à l’administration fiscale
- ces informations passent par une plateforme agréée ou une solution compatible. 
C’est ce qu’on appelle le e-reporting des transactions.

Ce que tu dois remonter

L’administration ne veut pas forcément la facture elle-même, mais des données clés comme :

  • le montant de la vente
  • la TVA applicable
  • la date de transaction
  • l’identité de l’entreprise émettrice

👉 L’objectif est simple : reconstituer l’activité économique sans dépendre des déclarations manuelles.

💡 Exemple : imagine un commerçant en ligne basé en France qui vend des produits à des particuliers :

  • chaque vente en France devra être déclarée via e-reporting
  • même si aucune facture électronique B2B n’est émise

👉 Conclusion : même une activité 100 % B2C n’échappe pas à la réforme.

Les opérations internationales : un périmètre totalement intégré au système

Les transactions transfrontalières ne suivent pas non plus le schéma classique de facturation électronique.

Deux cas principaux :

🔹 Exportations hors Union européenne

  • pas de facture électronique obligatoire au sens strict
  • mais obligation de rporting des données de vente

🔹 Transactions intra-UE

  • règles spécifiques selon la TVA intracommunautaire
  • transmission de données à des fins de contrôle fiscal européen

Pourquoi l’administration insiste-t-elle sur ces flux ?

Parce que les opérations internationales sont historiquement :

  • plus difficiles à tracer
  • plus exposées aux erreurs de TVA
  • parfois utilisées pour optimiser ou contourner certaines obligations fiscales

👉 Le e-reporting permet donc de reconstituer un flux global d’activité, même hors du cadre strict français.

💡 Exemple : une PME française qui vend des services à un client en Espagne et exporte des produits vers le Maroc devra transmettre ces opérations via e-reporting, même si aucune facture électronique “standard” n’est exigée.

Les entreprises exonérées de TVA : un cas souvent mal compris

C’est probablement le cas le plus trompeur.

Beaucoup pensent : “Je ne facture pas de TVA, donc je ne suis pas concerné.” C’est faux !

Même si tu es :

  • en franchise de TVA
  • en régime spécifique d’exonération
  • ou dans une activité non soumise à TVA

👉 Tu peux toujours être concerné par la réforme parce que la réforme ne repose pas uniquement sur la TVA, mais sur :

  • la traçabilité des flux économiques
  • la transparence des transactions
  • la centralisation des données financières

Ce que cela implique concrètement

Tu peux être soumis :

  • au e-reporting (obligatoire dans certains cas)
  • à la réception de factures électroniques
  • à des obligations indirectes via tes clients ou fournisseurs

💡 Exemple : un freelance en franchise de TVA qui :

  • facture une entreprise française → e-invoicing côté client
  • facture un particulier → e-reporting
  • travaille avec des clients étrangers → e-reporting international

👉 Résultat : même sans TVA, il entre dans le périmètre du dispositif.

📌 À retenir
La réforme ne fonctionne pas en mode “tu es dedans ou dehors”.
Elle fonctionne plutôt comme un système à plusieurs niveaux :
- e-invoicing (facturation électronique B2B)
- e-reporting (transmission de données)
- obligations mixtes selon les flux d’activité

Même si ton activité ne correspond pas à un modèle classique de vente entre entreprises en France, tu n’es pas automatiquement exclu de la réforme.

Au contraire :

  • B2C → e-reporting obligatoire
  • international → e-reporting structuré
  • exonération de TVA → obligations indirectes possibles

👉 C’est pour cela que la réforme est souvent résumée ainsi :
ce n’est pas ton statut qui compte, mais tes flux de facturation.

 Les micro-entrepreneurs : concernés ou pas ?

La réponse courte est oui. La réponse utile, c’est surtout : oui, mais pas de la même manière selon ton activité.

Le régime de la micro-entreprise ne te met pas à l’écart de la réforme de la facturation électronique. En réalité, il te place dans un système “adapté”, où tes obligations dépendent directement de tes clients et de ton régime de TVA.

Si tu factures des entreprises : une intégration indirecte au e-invoicing

Dès que tu travailles avec des professionnels en France, tu entres dans la logique de la facturation électronique B2B.

Concrètement :

  • tes clients recevront des factures électroniques via les plateformes officielles
  • tes factures devront être compatibles avec les formats exigés par la réforme
  • tu passeras par une plateforme agréée (directement ou via ton outil de facturation)

Même si tu es micro-entrepreneur, tu ne “choisis” plus le format libre type PDF envoyé par email dans ce contexte.

👉 En pratique, ton outil de facturation devra être conforme pour garantir que tes clients puissent intégrer automatiquement tes factures dans leur système.

Si tu factures des particuliers : le e-reporting entre en jeu

Si ton activité est tournée vers le B2C (clients particuliers), tu n’entres pas dans la facturation électronique B2B, mais tu n’es pas hors du dispositif pour autant.

Dans ce cas :

  • tu continues à émettre tes factures comme aujourd’hui
  • mais tu dois transmettre des données de vente via le e-reporting

L’administration ne récupère pas la facture elle-même, mais des informations clés (montants, dates, TVA si applicable, etc.).

👉 L’objectif est de garder une visibilité sur l’activité économique globale, même hors relations entre entreprises.

Si tu es exonéré de TVA : un cadre allégé, mais pas absent

Le régime micro-entrepreneur est souvent associé à la franchise en base de TVA. Cela allège certaines obligations, mais ne te retire pas du champ de la réforme.

Ce que cela change réellement :

  • tu n’as pas de déclaration de TVA classique
  • mais tu peux être concerné par le e-reporting selon tes transactions
  • et tu devras surtout être capable de recevoir des factures électroniques de tes fournisseurs

Autrement dit, l’exonération de TVA réduit la charge administrative, mais ne supprime pas l’intégration au système.

📌 À retenir
Pour les micro-entrepreneurs, la logique est simple :
- B2B → e-invoicing indirect obligatoire via tes outils
- B2C → e-reporting des ventes
- TVA exonérée → obligations allégées mais présence dans le système
👉 La vraie transformation, ce n’est pas ton statut juridique, mais la manière dont tu échanges des données avec tes clients et l’administration.

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Calendrier de la facturation électronique 2026–2027

Le calendrier de la facturation électronique est volontairement progressif. L’objectif n’est pas de tout basculer d’un coup, mais de laisser aux entreprises le temps d’adapter leurs outils, leurs équipes et leurs processus.

Mais attention : progressif ne veut pas dire optionnel. Chaque étape crée une nouvelle obligation concrète.

Phase 1 : septembre 2026 — réception obligatoire pour toutes les entreprises

C’est la première étape… et souvent la plus sous-estimée.

À partir de septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA devront être capables de recevoir des factures électroniques, quel que soit leur taille ou leur secteur.

Ce que cela implique concrètement

Même si tu n’émets pas encore de factures électroniques, tu dois déjà être prêt à :

  • recevoir des factures via une plateforme agréée 
  • les intégrer dans ton système comptable sans traitement manuel complexe
  • t’assurer que tes outils peuvent lire des formats structurés (et pas uniquement des PDF)
  • adapter tes circuits internes de validation (achat, compta, gestion)

⚠️ Attention
Beaucoup d’entreprises pensent “Je verrai plus tard pour l’émission.”
Mais en réalité, la réception devient obligatoire en premier. Cela signifie que dès 2026, tu peux recevoir des factures dans un format que ton organisation actuelle n’est peut-être pas capable de traiter correctement.

Phase 2 : septembre 2026 — émission obligatoire pour les grandes entreprises

La deuxième étape concerne uniquement les structures les plus importantes.

👉 À partir de septembre 2026, les grandes entreprises devront émettre leurs factures au format électronique obligatoire.

Qui est concerné ?

Sont notamment inclus :

  • les grands groupes français
  • les entreprises multinationales implantées en France
  • les sociétés dépassant certains seuils fiscaux et économiques

Pour ces entreprises, la transformation est immédiate :

  • fin de la facturation papier ou PDF simple en B2B
  • passage obligatoire par une plateforme agréée
  • transmission automatique des données à l’administration fiscale
  • harmonisation des échanges avec les clients professionnels

Pourquoi commencer par les grandes entreprises ?

Parce qu’elles représentent :

  • un volume de transactions important
  • des systèmes déjà digitalisés
  • un levier clé pour tester et stabiliser le dispositif

👉 Elles servent en quelque sorte de “phase pilote à grande échelle”.

Phase 3 : septembre 2027 — généralisation aux PME et ETI

C’est la phase la plus large… et celle qui concerne la majorité des entreprises.

👉 À partir de septembre 2027, les PME, ETI, indépendants et la majorité des structures basculent dans l’obligation d’émission électronique.

Concrètement, cela veut dire :

  • toutes les factures B2B devront être électroniques
  • passage obligatoire par une plateforme agréée, ou une solution compatible
  • intégration complète dans les outils comptables
  • automatisation de la transmission fiscale

Ce qui change vraiment pour les PME

Pour beaucoup de petites et moyennes entreprises, ce n’est pas juste un changement technique :

  • c’est une nouvelle manière de gérer la facturation
  • une dépendance accrue aux outils numériques
  • une réduction des tâches manuelles (mais aussi une période d’adaptation)

⚠️ Attention
Le vrai enjeu pour les PME n’est pas la réforme elle-même… mais le timing.
Attendre 2027 pour s’équiper peut entraîner :
- surcharge de travail au moment de la transition
- erreurs de paramétrage
- retards de paiement liés à des incompatibilités techniques

Tableau récapitulatif

Date Obligation Qui est concerné ?
Septembre 2026 Réception obligatoire Toutes les entreprises
Septembre 2026 Émission obligatoire Grandes entreprises
Septembre 2027 Émission obligatoire PME, ETI, autres structures

📌 À retenir
En résumé, la réforme suit une logique simple :
- 2026 : réception pour tous + émission pour les grandes entreprises
- 2027 : émission obligatoire pour toutes les autres structures
👉 Plus on avance, plus le système devient universel et automatisé.
- si tu es une grande entreprise → tu es déjà en phase de déploiement
- si tu es une PME → ton délai est court mais stratégique
- si tu es indépendant → tu es concerné plus vite que tu ne le penses (via réception et e-reporting)

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Comment fonctionne concrètement la facturation électronique ?

Derrière la réforme, il n’y a pas seulement un changement de format de facture. C’est tout un écosystème numérique structuré qui se met en place, avec des plateformes, des flux automatisés et une circulation standardisée des données fiscales.

Voici comment tout s’articule, simplement et concrètement.

Les plateformes de facturation : le nouveau passage obligatoire

Pour que les factures circulent, elles ne passent plus directement d’une entreprise à une autre comme avant. Elles doivent transiter par des plateformes dédiées.

Deux solutions existent :

  • Les plateformes agréées (PA)
    Solutions privées agréées par l’État, souvent intégrées à des logiciels de facturation ou comptabilité.
  • Une solution compatible (SC)

Ces plateformes jouent un rôle d’intermédiaire intelligent :

  • elles vérifient la conformité des factures
  • elles transforment les données dans un format standard
  • elles assurent la transmission entre entreprises
  • elles envoient automatiquement les informations à l’administration fiscale

👉 Tu ne choisis donc plus simplement “d’envoyer une facture”, tu passes par un circuit contrôlé.

Le flux des données : le parcours d’une facture électronique

Une facture électronique ne voyage plus librement par email. Elle suit désormais un chemin encadré et automatisé.

Le cycle type d’une facture

  1. Création de la facture
  2. dans un logiciel compatible
  3. avec des données structurées (TVA, SIRET, montants, etc.)
  4. Transmission via une plateforme (PA ou SC)
  5. la facture est envoyée dans un format normalisé
  6. elle est contrôlée automatiquement
  7. Validation et routage
  8. vérification des informations obligatoires
  9. identification du destinataire
  10. conversion si nécessaire
  11. Réception par le client
  12. la facture est intégrée dans son propre système comptable
  13. plus de traitement manuel ou de PDF à saisir
  14. Transmission à l’administration fiscale
  15. les données essentielles sont envoyées en parallèle à la DGFiP
  16. ce qui permet un suivi en temps réel des flux économiques

Ce que ça change réellement

  • moins de ressaisie manuelle
  • moins d’erreurs humaines
  • plus de traçabilité fiscale
  • des délais de traitement réduits

👉 En clair : la facture devient un flux de données automatisé, pas un simple document.

Le e-reporting : la partie invisible mais essentielle

Souvent moins connu, le e-reporting est pourtant un pilier central du dispositif.

Contrairement à la facturation électronique B2B, il ne concerne pas des factures envoyées entre entreprises, mais des données d’activité économique.

Le e-reporting s’applique notamment à :

  • les ventes aux particuliers (B2C)
  • les opérations internationales
  • certaines informations liées aux paiements

Même si tu n’échanges pas de factures électroniques classiques, tu dois quand même :

  • déclarer une partie de ton chiffre d’affaires
  • transmettre des données de transaction
  • assurer une traçabilité fiscale complète

👉 L’objectif est d’éviter les “zones grises” où aucune facture électronique n’existe mais où des revenus circulent.

Exemples :

  • Une boutique en ligne vend à des particuliers en France → e-reporting des ventes
  • Une agence facture un client aux États-Unis → e-reporting international
  • Un artisan encaisse directement sans facture B2B → données de paiement déclarées

📌 À retenir
La facturation électronique repose sur un système en trois blocs :
- des plateformes qui centralisent et contrôlent les échanges
- un flux de factures entièrement structuré et automatisé
- un e-reporting qui complète les données là où la facture classique ne suffit pas
Résultat : chaque transaction devient traçable, structurée et transmise, directement ou indirectement, à l’administration fiscale.

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Ce que tu dois faire dès maintenant (stratégie 2026)

Attendre la dernière minute serait clairement une mauvaise stratégie. La facturation électronique ne se résume pas à une simple mise à jour logicielle : c’est une transformation des processus internes. Plus tu anticipes, moins la transition sera coûteuse et chaotique.

Voici les actions prioritaires à enclencher dès maintenant.

 Auditer ton système de facturation

Avant toute chose, il faut faire un état des lieux précis de ta situation actuelle. Beaucoup d’entreprises découvrent trop tard que leur outil de facturation n’est pas prêt.

Ce que tu dois vérifier :

  • ton logiciel peut-il gérer des formats structurés compatibles avec la réforme (type e-invoicing) ?
  • est-il connecté ou adaptable à une plateforme de dématérialisation ?
  • continues-tu à créer des factures uniquement en PDF ou via Excel ?

L’objectif ici n’est pas de tout changer immédiatement, mais d’ identifier les écarts entre ton système actuel et les exigences futures.

💡 Astuce : si ton outil nécessite des manipulations manuelles pour chaque facture, tu risques une perte de temps massive lors du passage à la réforme.

Choisir une plateforme

Même si le cadre technique peut encore évoluer légèrement, une chose est sûre : tu ne passeras plus directement par email ou PDF classique.

Ce que tu dois anticiper :

  • comparer les Plateformes Agréées disponibles
  • comprendre les différences avec les solutions compatibles (SC)
  • évaluer les coûts d’intégration et d’abonnement
  • vérifier la compatibilité avec ton logiciel actuel

Le bon choix dépendra surtout de ton volume de facturation et de ton niveau d’automatisation souhaité.

💡 Certaines plateformes offrent déjà des intégrations comptables avancées (ERP, CRM, outils bancaires). Les identifier tôt permet d’éviter des migrations compliquées plus tard.

Former tes équipes (souvent sous-estimé)

La réforme n’est pas uniquement technique. Elle impacte directement les habitudes de travail.

Les équipes concernées :

  • comptabilité (émission, réception, contrôle des flux)
  • administratif (gestion des données clients et factures)
  • direction financière (pilotage et conformité)

👉 L’enjeu n’est pas seulement de “savoir utiliser un outil”, mais de comprendre le nouveau circuit de la facture. Une facture ne sera plus simplement envoyée, elle devra être validée, transmise via une plateforme, puis suivie dans un flux numérique contrôlé.

 Nettoyer tes données clients (étape critique mais souvent oubliée)

C’est l’une des causes principales de blocage lors des transitions numériques.

Les informations à vérifier :

  • numéros SIRET exacts et à jour
  • numéros de TVA intracommunautaire valides
  • adresses structurées correctement
  • cohérence des fiches clients dans tes outils

👉 Sans données propres, impossible d’automatiser correctement les factures.

💡 Point important : une erreur de SIRET ou de TVA peut bloquer ou retarder une facture dans le nouveau système, ce qui peut impacter directement ta trésorerie.

📌 À retenir
La réussite de la transition vers la facturation électronique ne dépend pas uniquement de la date d’entrée en vigueur, mais de la préparation en amont.
👉 En résumé :
- auditer ton système = comprendre ton point de départ
- choisir une plateforme = préparer ton futur canal de facturation
- former tes équipes = éviter les blocages humains
- nettoyer tes données = sécuriser la fluidité des échanges
Plus ces étapes sont anticipées, plus la transition 2026–2027 sera fluide, rapide et maîtrisée.

Conclusion : une réforme à anticiper, pas à subir

La facturation électronique 2026 n’est pas juste une contrainte administrative supplémentaire. C’est une transformation structurelle de la manière dont les entreprises échangent, déclarent et pilotent leur activité.

Entre calendrier progressif, obligations techniques et nouvelles plateformes, une chose est certaine : les entreprises qui anticipent auront une longueur d’avance.

Les autres risquent surtout… une transition précipitée et coûteuse.

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FAQs

Quand la facturation électronique devient-elle obligatoire en France ?

Oui, de façon progressive. Dès septembre 2026, toutes les entreprises devront être capables de recevoir des factures électroniques, puis l’émission sera déployée par étapes jusqu’en 2027.

Qui est concerné par la facturation électronique obligatoire ?

Qui doit émettre des factures électroniques en 2026 ?

Les auto-entrepreneurs doivent-ils faire de la facturation électronique ?

Peut-on encore envoyer des factures PDF en 2026 ?

Qu’est-ce qu’une plateforme agréée en facturation électronique ?

Le e-reporting est-il obligatoire ?

Faut-il changer de logiciel de facturation ?

Que risque une entreprise qui ne respecte pas la facturation électronique ?

La facturation électronique est-elle une réforme uniquement française ?

Peut-on anticiper la facturation électronique avant 2026 ?

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